Que ce soit dans le cadre du coaching, de la vente, de la persuasion… ou plus simplement quand il faut ouvrir les yeux après une nuit horrible ou quand l’estomac crie famine à travers des gargouillis qui ressemblent à des aboiements de loup garous : on ressent des émotions. L’émotion c’est l’élément central qui détermine un comportement et une conscience face à une situation. Elle est clairement vectrice de réaction, d’action ou de motivation.

Aujourd’hui, on va parler, essentiellement, de néocortex, d’intelligence et bien sûr d’émotions.

Au menu du jour :

Le pinceau créateur d’émotions

Pourquoi travailler sur les émotions ?

Qu’est-ce qu’une émotion ?

Qu’est-ce qui provoque une émotion ?

Comment travailler sur les émotions en 3 étapes

Les 5 principes de l’intelligence émotionnelle de Daniel Goleman

Émotions et marketing

En conclusion

 

Le pinceau créateur d’émotions

Imaginez un pinceau. Non pas un pinceau de peintre en bâtiment, suspendu sur un escabeau, au 7ème étage d’une entreprise de beignets fluo à la vanille et à la papaye mais plutôt un pinceau d’artiste experte en aquarelle ou de professeure d’arts plastiques.

le marketing de la joie

Il mesure 21,25 cm, c’est un pinceau écureuil, il appartient à la catégorie des pinceaux ronds, ses poils de petits gris, naturels, sont issus de la soie de porc ce qui le rend aussi souple, lisse, robuste et dur que le crâne d’un moine de Shaolin.

Vous saviez que les pinceaux avaient des noms d’animaux ?

En effet, il existe le pinceau putois, le pinceau mangouste, le blaireau, le chèvre, le poney ou encore l’oreille de bœuf.

 

C’est mignon, pas vrai ?

Avouez que vous avez imaginé au moins 1 de ces animaux en lisant la phrase qui précède la précédente !

 

Ce pinceau a une particularité : au sommet de son manche est attaché un bout de bois de 13,50 cm qui laisse penser que c’est en fait un morceau de manche d’un pinceau « retraité ».

C’est-à-dire qu’un autre pinceau a été coupé aux 2 extrémités pour ne conserver que le centre du manche avant d’être rattaché au pinceau intact.

Disons qu’il a une forme de T, c’est ça un T.

 

Maintenant imaginez une trompe.

 

Oui, une trompe d’éléphant ou d’éléphanteau.

le coaching face à la peur

Un magnifique petit éléphanteau de 7 semaines qui adore les câlins, les jeux et les baignades dans la rivière fraîche après s’être prélassé dans la boue onctueuse pendant de longues minutes.

 

Il y a quelques années, près de 7 ans en arrière, une camarade rentre d’un séjour en Thaïlande, qu’elle décrit comme fabuleux. Elle me raconte son séjour, ses rencontres, sa vision de la culture, des paysages, ses dégustations culinaires qui font saliver…

 

Elle a vécu des émotions fortes qui ont suscité plusieurs émotions en moi, simplement en l’écoutant, raconter.

 

Bref, elle a clairement adoré l’expérience. C’est un voyage qui va rester gravé dans sa mémoire.

Ce qui m’a le plus marqué dans son histoire, disons ce qui a retenu mon attention c’est l’histoire, de cet éléphanteau et sa famille.

 

Doudou, l’éléphanteau peintre.

Oui, oui c’est un peintre.

Il passe une bonne partie de sa journée face à un tableau blanc à peindre.

En utilisant le fameux pinceau en T que j’ai mentionné précédemment.

Oui, ce pinceau a été, spécialement, conçu pour lui et ses congénères afin qu’il puisse le saisir avec sa trompe et le déplacer délicatement sur la toile.

Le cadre est idyllique : Doudou est dans une clairière verdoyante entouré de magnifiques arbres centenaires avec une énorme piscine naturelle, à 107 mètres, à sa gauche.

Il fait beau, le soleil est magnifique, sans être agressif.

 

Ça fait rêver !

Enfin, surtout pour les touristes entassés derrière la barrière de sécurité, en bambou (ah qu’est-ce qu’on est serré, au fond de cette… clairière, se dit, Coralie, ma camarade) qui n’en perdent pas une seule miette.

 

Ils sont tous bouché bée, enchantés et émerveillés.

 

Pralala, la dresseuse : on ne sait pas vraiment, si elle est uniquement dresseuse ou ange gardien ou propriétaire ou pire…

 

Bref, c’est la dame qui se charge de tremper le pinceau dans le seau de peinture et de le remettre dans la trompe du pachyderme afin qu’il puisse plus facilement, plus rapidement et surtout de manière plus précise avancer sur son œuvre artistique.

 

Eh oui, rappelez-vous, vos dessins d’enfant : si le pinceau est trop chargé ou pas assez chargé ça fait des dégâts, pas vrai ?

 

Doudou, n’est pas seul, il y a 4 autres pachydermes, à ses côtés, il est au centre.

Ils ont tous un tableau blanc, un pinceau en T et une Pralala sur leur côté droit.

 

En les observant, on se croirait dans un cours d’arts plastiques ou de peinture où les élèves sont alignés, droits comme des i et ultra concentrés sur leur tableau (en n’oubliant pas toutes les 59 secondes de pencher la tête légèrement à droite en fermant l’œil droit pour bien visualiser le panier de fruits installé sur la commode en face).

 

Doudou et ses amis n’ont pas de corbeille de fruits, de modèles ou de cathédrales à observer.

 

Bon en imaginant, un éléphant avec un pinceau face à une toile blanche, logiquement on s’attend à une œuvre abstraite digne d’un bariolage réussi d’une petite fille de 4 ans et demi qui a demandé de l’aide au petit garçon de 3 ans et demi, d’en face, afin de créer un patchwork indescriptible (tellement indescriptible que lorsque le bout de choux demande à son papa ou à sa maman ce qu’il pense de son dessin : il ou elle reste sans voix !) agrémenté d’empreintes de mains et de pieds.

la gestion des émotions dans le coaching

 

Quelle surprise !

Lorsque j’ai découvert les talents de Doudou, je n’ai tellement pas cru ma camarade quand elle me décrivait les prouesses que j’ai immédiatement « googlisé » ou plutôt « youtubisé » pour vérifier.

 

Je savais que l’éléphant est intelligent, précis, minutieux mais j’avoue que j’ai été ébahi face au résultat.

 

Quelle émotion !

Qu’est-ce que j’ai ressenti en visionnant cette vidéo ?

L’émerveillement, l’étonnement et la stupéfaction ont très vite laissé place à la joie. Je me réjouissais des prouesses de l’animal qui, comme je viens de le dire, reste un animal.

Être capable de dessiner de cette manière, sans doigts, uniquement avec sa trompe, ça force l’admiration.

 

Et puis, quelques secondes plus tard, mon cerveau reptilien (gestionnaire des comportements de base) a pris le dessus sur mon système limbique (berceau des émotions) pour laisser place à la peur qui s’est transformée, petit à petit, en colère.

J’étais inquiet, méfiant et préoccupé en pensant aux longues heures, journées, semaines, mois et peut-être même années nécessaires pour arriver à ce niveau.

 

Entre nous, je me suis dit, que dans la nature, il ne viendrait jamais à l’idée de Doudou de peindre avec un pinceau en forme de T sur une toile blanche.

J’étais en colère face à la potentielle bêtise humaine (de beaucoup d’humains) visant à asservir l’animal pour satisfaire des pulsions humaines et des désirs d’avidité combinés à d’autres péchés capitaux.

Cette colère s’est peu à peu transformée en dégoût.

 

Vous savez ce sentiment de mépris violent et profond, qui vous donne un goût amer, qui vous écœure et qui vous pousse à un rejet viscéral ?

Et puis, quelques secondes plus tard, cette colère a très vite laissé place à de l’empathie en me disant que je ne peux juger sans avoir tous les éléments.

 

Je me suis dit, dans mon fort, intérieur :

« mon petit Djamel : ressaisis-toi, voyons, ce n’est pas toi ! Tu ne peux pas te faire avoir par tes émotions, à ce point-là. »

Bon je vous rassure, je ne me parle pas à moi-même (en tout cas, pas de manière orale comme le font certains) quoi que, on se parle tous à nous même, pas vrai ?

D’ailleurs, j’ouvre une parenthèse, il y a un outil ultra puissant que je recommande à certaines personnes : c’est l’autosuggestion (en résumé c’est le fait de se répéter à haute voix ou intérieurement, afin de stimuler le subconscient pour transformer des croyances négatives en croyances positives).

 

D’ailleurs, ça me fait penser à une autre méthode, intéressante, qui découle de l’autosuggestion et qui s’appuie sur l’autohypnose : la méthode Coué (ça fera, sûrement, l’objet d’un prochain article complet, très bientôt. Du coup, si cet article vous plaît alors rejoignez gratuitement la liste des membres privés pour recevoir d’autres conseils, clés, astuces… redoutables après avoir partagé massivement cette chronique) d’Émile Coué.

 

Cocorico, il est français !

Comme j’aime le faire, j’essaie, dans la mesure du possible, d’éviter de tirer des conclusions hâtives.

Par conséquent, l’empathie profonde a, très vite, balayé le dégoût.

 

J’éprouvais presque de la tristesse (j’ai dit presque parce que je préfère être optimiste, positif mais bien entendu ça n’empêche pas de piquer fortement le cœur).

Eh oui, je me suis dit que peut-être (comme c’est souvent le cas), les talents de l’éléphanteau permettent de nourrir une grande famille de personnes en détresse vivant dans des conditions extrêmement difficiles.

 

J’étais désolé de cette situation parce que je sais que le manque de moyen, la faim, la pauvreté, le manque de culture, d’éducation, la pression sociale, le contexte… et bien d’autres facteurs peuvent pousser à adopter des comportements irrationnels, incompréhensibles et illogiques.

 

En bref, j’ai été victime de cette salade d’émotions en moins de 29 secondes.

 

Bon vous vous demandez peut-être depuis quelques secondes, qu’est-ce Doudou a bien pu dessiner d’exceptionnel, pas vrai ?

 

Eh bien, Doudou l’éléphant a dessiné un éléphant !

 

Oui, oui !

 

L’éléphant de l’éléphant est tellement éléphantin que ça laisse sans voix.

 

Si vous étiez avec moi, le jour où j’ai découvert l’éléphant de Doudou l’éléphant vous auriez probablement eu la même réaction.

 

 

Imaginez c’est excellent mais voir c’est encore mieux, pas vrai ?

 

Je vous laisse découvrir, tout de suite, la vidéo de Suda (comme vous l’imaginez des éléphants peintres, il en existe des centaines) pour mieux cerner les émotions que j’ai ressenties.

 

Observez la beauté des gestes, la précision, l’implication, l’amour ou la répétition, le conditionnement, l’habitude :

 

 

Incroyable, pas vrai ?

 

Qu’est-ce que vous ressentez ?

Qu’est-ce que vous avez ressenti ?

 

Comme vous l’avez compris, le sujet du jour c’est l’émotion ou les émotions.

 

Pourquoi travailler sur les émotions ?

Comment gérer ses émotions

Parce que l’humain est un être émotionnel. Vous comme moi, nous sommes, quotidiennement, générateurs, sujets ou victimes d’émotions.

Les raisons de comprendre, maîtriser et gérer ses émotions ou les émotions des autres sont multiples.

 

Voici 7+1 bonnes raisons:

– optimiser son comportement social

– surmonter son stress

– avoir une meilleure santé

– économiser son énergie

– dynamiser sa communication

– vivre de manière plus sereine avec bien être

– évoluer physiquement et psychologiquement

– convaincre et persuader pour mieux aider

 

Quelle est pour vous la raison la plus importante ?

 

En bref, en tant que coach, consultant, thérapeute, formateur, entrepreneur, auteur, prestataire de service et même artiste (mais surtout et avant tout en tant qu’humain), vous avez besoin de comprendre, gérer, transmettre et stimuler des émotions fortes.

 

Qu’est-ce qu’une émotion ?

Je vais éviter la définition traditionnelle et simplement vous dire qu’une émotion est une réponse programmée, bien souvent, automatique qui conduit à un comportement.

le consulting pour les coachs et les consultants bienveillants

On peut également parler d’état affectif qui provoque une réaction.

En d’autres termes, l’émotion est une information voire une information réflexe.

Par exemple, la peur du vide permet d’éviter d’agir avec imprudence.

La tristesse d’un enfant permet d’identifier le besoin d’assistance.

 

C’est le langage universel de l’être humain et même de l’être vivant.

 

Qu’est-ce qui provoque une émotion ?

Une idée, une action, un évènement, une histoire, un son, une odeur, une image, un goût, une sensation de toucher… : les facteurs sont multiples.

 

Ces éléments déclencheurs que l’on peut qualifier de stimulus extérieurs constituent des informations qui arrivent dans le système limbique du cerveau au niveau du thalamus qui fait le tri pour ensuite les renvoyer vers l’amygdale (sorte de gendarme ou garde-fou) au niveau de l’hippocampe (capital au niveau de la mémoire) qui dirige ensuite les données vers l’hypothalamus qui se charge de retranscrire ces informations sous formes de réactions corporelles.

 

Une fois que l’on a défini l’émotion, les causes ainsi que les raisons de s’y intéresser, il y a en général une question qui surgit, régulièrement :

 

comment gérer ses émotions ?

 

Ou sa variante :

comment contrôler ses émotions simplement ?

 

Je vous donne immédiatement des pistes.

 

Comment travailler sur les émotions en 3 étapes

Et si on se focalisait sur 3 étapes simples pour optimiser la compréhension, la gestion et l’anticipation des émotions.

 

Étape 1 : connaître et reconnaître les 6 émotions de base

Paul Ekman, le psychologue américain, pionner dans l’étude et l’analyse des émotions, a retenu 6 émotions centrales : la peur, la joie, la tristesse, la surprise, la colère et le dégoût.

gérer les émotions

Cet éminent psychologue a établi cette liste en s’appuyant sur des recherches effectuées sur une tribu de Papouasie-Nouvelle Guinée.

En effet, ses observations l’ont poussé à se rendre compte que les personnes appartenant à des peuples isolés avec une culture dite d’âge de pierre sont, parfaitement, capables d’identifier et de reconnaître des émotions sur des photos issues de cultures totalement inconnues.

Paul a alors conclu que ces 6 émotions de base s’avèrent être soit biologiques soit universelles.

 

Dans les années nonante, c’est-à-dire près de 18 ans, plus tard, il a élargi sa liste à 16 émotions en rajoutant :

le mépris, le plaisir sensoriel, le soulagement, la honte, l’amusement, la satisfaction, la culpabilité, l’excitation, la gêne et la fierté dans la réussite.

 

Près de 21 ans plus tard, deux psychologues, Dacher Keltner et Alan S. Cowen de l’Université de Californie à Berkeley, mène une expérience sur plus de 800 femmes et hommes pour remettre en question la théorie d’Ekman.

Ils diffusent plus de 2000 clips vidéo riches en émotions pour déterminer une palette d’émotions.

Ils arrivent à la conclusion suivante : les individus peuvent utiliser des centaines voire des milliers de mots ou termes pour représenter une émotion. Ces émotions peuvent rentrer dans 27 catégories bien distinctes.

Quoi qu’il en soit, le fait de prendre conscience de nos émotions, permet de mieux comprendre, accepter et surtout adapter notre réaction ou comportement.

 

Les émotions permettent d’assurer la survie de l’individu.

Exemples :

  • la peur permet d’éviter les risques totalement insensés, inconsidérés
  • la joie permet de renforcer les liens sociaux
  • la surprise contribue à éveiller les sens pour faire face à un évènement inconnu
  • la tristesse alimente l’empathie et la capacité à aider, la générosité, l’entraide
  • la colère stimule l’envie de se faire respecter ou de protéger son environnement
  • le dégoût permet de se prémunir de certains dangers ou comportements nocifs

 

Étape 2 : anticiper pour mieux gérer

Une fois qu’on est capable de prendre conscience de chacune des émotions et surtout de comprendre les réactions psychologiques et physiologiques qui en découlent cela permet d’être mieux préparé ou de mieux absorber l’impact.

L’objectif est de développer, au fur et à mesure, un état d’esprit adapté.

Cela peut passer par plusieurs outils comme la visualisation, les affirmations, la pensée positive, l’ikigai, la respiration, la relativisation, le sport…

Quelle est votre outil préféré que vous utilisez déjà ?

Au lieu de les développer, un par un, (ils feront l’objet d’un futur article complet), aujourd’hui, je vais me concentrer sur un autre outil tout aussi intéressant qui peut grandement vous aider : l’intelligence émotionnelle.

 

Étape 3 : l’intelligence émotionnelle

Comment cultiver et développer votre intelligence émotionnelle ?

Mais avant, pourquoi est-il intéressant de travailler sur l’intelligence émotionnelle ?

Mais avant, l’intelligence émotionnelle c’est quoi ?

Ce concept développé par les psychologues américains John Mayer et Peter Salovey en 1990 correspond à la capacité à identifier, comprendre et maîtriser ses émotions tout en tenant compte des émotions d’autrui.

Daniel Goleman, oui un autre psychologue américain, a popularisé le concept, en 1995.

 

Maintenant qu’on a vu de manière rapide et efficace la définition, intéressons-nous aux avantages et bénéfices de l’intelligence émotionnelle.

 

Comme vous pouvez l’imaginer, ils sont multiples, en voici au moins 3 :

  • tisser et renforcer les liens sains, sincères et stimulants avec les autres personnes grâce à une meilleure compréhension de leur émotions
  • maximiser les chances de réussir
  • optimiser son bien être

 

Les 5 principes de l’intelligence émotionnelle de Daniel Goleman

Son modèle se décline en 5 axes.

 

1- La connaissance de soi

Également appelé la connaissance de ses propres émotions repose sur la capacité à identifier et reconnaître ses sentiments, ses humeurs et ses émotions afin de mieux les cerner, les appréhender et les comprendre. Elle peut se matérialiser, par exemple, par l’auto-évalutation, l’auto-assurance ou encore l’autodérision.

 

2- La maîtrise de ses émotions

C’est l’aptitude à contrôler ses émotions, ses humeurs et ses pulsions et à adapter ses sentiments en fonction des différentes situations rencontrées. Elle peut se caractériser, par exemple, par l’intégrité, la fiabilité et la flexibilité notamment face au changement.

 

3- L’automotivation

Ou motivation interne ou état de fluidité psychologique correspond à la capacité à contenir ses pulsions tout en contrôlant ses désirs afin d’atteindre ses objectifs. C’est une motivation profonde qui se traduit par une tendance à vouloir investir de l’énergie avec enthousiasme et optimisme. Elle peut s’identifier à travers la résilience, l’endurance ou l’engagement.

 

4- L’empathie

C’est la capacité à réellement comprendre les émotions des autres. Ressentir et comprendre les idées et sentiments de l’autre en se mettant à sa place. Elle se caractérise par l’intérêt, la sincérité et l’implication.

 

5- La maîtrise des relations humaines

Ou aptitude sociale se traduit par la capacité à développer, entretenir et consolider des relations saines et durables avec les autres en sachant gérer les émotions. Les maîtres mots sont leadership, empathie, inspiration et persuasion.

 

Grâce à ces 5 éléments, vous avez une feuille de route pour développer vos compétences personnelles, sociales et émotionnelles.

 

Il est maintenant temps de faire le lien avec le marketing.

 

Émotions et marketing

J’aurais pu écrire émotions et copywriting ou émotions et communication.

 

Quand on sait que la communication, le marketing ou le copywriting s’adressent à des humains (beaucoup ont tendance à l’oublier) et quand on a compris que l’être humain est un individu émotionnel alors on comprend réellement et profondément pourquoi les communicants, les marketers et les copywriters affectionnent tout particulièrement l’analyse, la compréhension et surtout la capacité à véhiculer des émotions fortes.

 

Voici un rapide exemple pour chacune des 6 principales émotions de base :

1- La peur

Travailler sur les peurs en coaching c’est l’une des principales préoccupations qui anime un grand nombre de coachs et consultants.

Et ils ont, plutôt raison, parce que l’un des leviers de motivation le plus puissant c’est la peur.

Toute bonne page de vente ou tout bon pitch de vente va mettre le doigt sur un ou plusieurs problèmes liés à une ou plusieurs peurs.

Exemple : les pubs sur la peur de ne pas être en bonne santé, de ne pas trouver l’âme soeur, de pas réussir ses études…

 

2- La joie

Rappelez-vous de la dernière pub dans la thématique du voyage.

Vous avez sans doute aperçu un couple, des amis ou une famille en train de sourire, de rire ou passer un bon moment de convivialité.

Autre exemple : celui des évènements culturels, sportifs… ou autre comme la coupe du monde, les jeux olympiques, les réveillons…

Faire sourire ça marche dans toutes les catégories d’âge, ça augmente le taux d’engagement et la satisfaction.

 

3- La tristesse

C’est un levier d’empathie très puissant

C’est l’un des créneaux favoris des assurances (notamment assurance vie) et des associations.

La tristesse produit du cortisol et des ocytocines, ces hormones poussent notre cerveau à augmenter la compassion et l’empathie.

 

 

4- La surprise

Tous les cadeaux surprise, incroyables ou inattendus effectués par certaines marques sont censés marquer le coup et booster le marketing viral ou bouche à oreille.

Ça me rappelle l’anecdote de la compagnie américaine qui suite à un retard avait offert des menus Mcdo et des places de cinéma à tous les passagers pour les remercier de leur patience.

Un Mcdo et une place de cinéma ça peut ravir beaucoup d’américains.

 

Vous saviez qu’il suffisait d’une pièce de 10 centimes pour être heureux toute la journée ?

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Norbert Schwarz, un psychologue allemand, a mené une expérience avec une pièce de 10 centimes.

Il a déposé une pièce à côté de la photocopieuse et en interrogeant, peu de temps après, toutes les personnes qui trouvaient la pièce de monnaie, il s’est rendu compte que leur satisfaction globale était largement supérieure à celles qui n’avaient pas été en contact avec la pièce.

Et quand on parle de satisfaction, on parle de satisfaction générale de la vie.

La surprise produit des expériences mémorables qui cimentent la passion au sein d’une relation.

La surprise est synonyme de rebond cognitif.

 

5- Le dégoût

Même si le terme renvoie à des notions, des sentiments ou des sensations peu agréables, le dégoût permet d’éviter des situations dangereuses ou nocives. Il a un rôle protecteur.

Quand on parle de dégoût, il ne faut pas oublier le dégoût moral qui, quant à lui, s’intéresse davantage, disons essentiellement, au jugement philosophique, comportemental ou artistique.

Il va renforcer le rapprochement ou l’éloignement d’individus ou d’ennemis (notamment d’une marque) en s’appuyant notamment sur les valeurs, les habitudes, les traditions et le bon sens.

Exemple : la personne qui est dégoûtée par les entreprises qui prônent une certaine restauration ou un certain style vestimentaire et qui, du coup, va se rabattre sur une marque qui prône l’inverse de ces valeurs.

 

6- La colère

C’est un facteur de motivation chez un grand nombre de personnes.

Bien souvent, le but des campagnes marketing qui s’appuie sur cette émotion est de choquer pour provoquer un électrochoc.

D’ailleurs, la colère peut être utile, saine et bienveillante, pas vrai ?

Elle peut même transcender, donner de l’énergie, stimuler la créativité et l’envie, pas vrai ?

Quelles sont les causes, les attitudes ou les comportements qui vous mettent hors de vous ?

Pour ma part, je déteste, j’exècre : l’injustice (et par la même occasion la menace) !

Attention, parfois la colère dissimule une autre émotion comme la culpabilité, l’anxiété, la peur, l’envie ou encore la tristesse.

Exemple : les campagnes contre les maltraitances humaines ou animales (attentions, je ne mets pas les humains et les animaux au même niveau, même si, entre nous, il y a beaucoup d’animaux qui ont un comportement humain et inversement. En tout cas, nous appartenons tous à la catégorie des êtres vivants, dotés d’émotions 😉, pas vrai ?) utilisent beaucoup ce levier.

 

Si vous êtes thérapeute, coach, consultant, entrepreneur, copywriter, formateur, entrepreneur, conférencier… alors vous ne pouvez pas passer à côté des émotions.

Je vais même aller plus loin en disant que pour certains experts l’émotion est le point de départ de leur message.

Ils pensent à l’émotion qu’ils veulent transmettre, la ressentent et ensuite travaillent leur message et leur histoire pour s’assurer de maximiser l’impact.

 

Si vous combinez l’analyse et la gestion des émotions avec d’autres éléments, clés ou outils que l’on a vus, ensemble, tels que la pyramide de Maslow, le modèle AIDA, les biais cognitifs… alors vous ne pouvez qu’augmenter, sensiblement, vos résultats.

Bon entre nous, avoir les ingrédients, c’est mieux mais encore faut-il bien doser en ayant une bonne recette.

 

En conclusion

Comme vous l’avez compris, que vous soyez coach, consultant, thérapeute, entrepreneur, formateur, auteur, conférencier, prestataire de service ou artiste vous êtes avant tout un être humain qui communique et échange avec d’autres humains.

 

Vous êtes un être émotionnel qui interagit avec d’autres êtres émotionnels c’est pourquoi il est primordial d’avoir une bonne prise de conscience, une excellente connaissance et une parfaite gestion des émotions pour anticiper, comprendre et gérer au mieux les émotions des personnes, des autres pour mieux servir et davantage aider en étant dans une véritable optique gagnant-gagnant.

 

Pour aller plus loin, je vous invite à réserver votre séance de coaching et consulting 100% offerte (s’il reste encore des places) ou de rejoindre la communauté Amadium en ajoutant simplement votre email pour recevoir d’autres pépites, clés et astuces et pour passer au niveau supérieur.

 

Ps : à propos d’émotions, à votre avis, qu’est-ce que ressent Doudou l’éléphant et surtout qu’est-ce que vous ressentez, en ce moment même ?

 

Pour terminer je vous propose une vidéo ludique dans la lignée de la vidéo de mon précédent article :

Pour avoir un résumé de ce qu’on a vu ainsi que des clés supplémentaires.

Qu’en pensez-vous ?

Qu’est-ce cela vous inspire ?

Quelle est l’émotion principale qui ressort ?

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