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Vous êtes-vous déjà surpris à vous comparer à quelqu’un ?

À vous demander ce qui faisait qu’une personne était meilleur que vous et comment faire pour vous améliorer ?

Ou plus honteusement, à regarder la copie de votre voisin lors d’un examen afin de vous assurer de votre réponse ?

Ne vous inquiétez pas, vous n’êtes pas seul, à peu près tout être humain normalement constitué s’est comparé au moins une fois dans sa vie.

Pour vous rassurer, les plus célèbres sociologues ont analysé ce phénomène en sociologie.

comment utiliser la sociologie en tant que coach, consultant ou entrepreneur

 

C’est le cas du sociologue américain Léon Festinger, pour qui se comparer aux autres est une nécessité pour se connaître soi-même et progresser. Lorsque nous nous comparons à meilleur que soi, nous nourrissons de l’ambition, et y parvenir alimente notre estime de soi.

Bien plus que dans la vie quotidienne, nous nous comparons même jusqu’à notre milieu professionnel.

Cela porte un nom :

                                                                       le benchmarking.

 

Bench-quoi ?

Le benchmarking (ou parangon) !

Il associe deux termes : « bench », qui signifie un « banc d’essai », et « marking », qui signifie « notation »

Comme d’habitude, cette méthode est tout droit importée de la Papouasie Nouvelle-Guinée des États-Unis.

Le benchmarking est une technique marketing qui consiste à comparer son entreprise, ses processus, son organisation, avec la concurrence, dans l’objectif de s’en inspirer et d’en tirer le meilleur.

Cette définition n’a rien de nouveau, de révolutionnaire pas vrai ?

En effet, il semble logique que les entreprises aient depuis des décennies mis en place des outils de comparaison avec la concurrence, pour s’améliorer.

En réalité, le concept de benchmarking n’a fait l’unanimité que récemment dans les années 80.

 

Le benchmarking, qu’est-ce que c’est ?

Le principe de base du benchmarking, aussi appelé « l’étude ou l’analyse comparative » en français, est l’identification d’un point de comparaison, appelé « benchmark » à partir duquel tout peut se comparer.

Comme précisé plus haut, cette technique voit le jour au sein des entreprises au début des années 80.

Xerox, cela vous dit quelque chose ?

Et si je vous dis photocopieur et imprimante, ça vous parait plus clair ?

le benchmarking des tgeToujours pas ?

Xerox est, une société américaine principalement reconnue comme ayant inventé le photocopieur xérographique et comme étant le premier fabricant d’imprimantes.

Grâce son innovation, Xerox a connu une ascension fulgurante dans les années 60.

Le chiffre d’affaires de l’entreprise passe de 700 millions de dollars à 4.4 milliards de dollars en l’espace de 10 ans ! (1966-1976).

Cependant, à partir de la fin des années 70, l’affaire se complique. Le marché des photocopieurs est de moins en moins rentable du fait de l’apparition d’entreprises concurrentes, comme Canon, HP ou encore IBM.

L’entreprise Xerox propose des produits trop en avance sur son temps et pour la demande de l’époque, et trop chers (minimum 17 000 dollars).

Coup de massue : la part de marché de la société passe de 82% en 1976 à 41% en 1982.

 

C’est à ce moment-là que le benchmarking entre en jeu.

 

La société Xerox, qui jusque-là n’exerçait que des comparaisons internes entre ses différentes unités, pensa à effectuer des comparaisons externes, avec la concurrence.

Xerox initie ce processus dans son département production, afin d’étudier les coûts unitaires de fabrication. Toute une sélection de produits sera comparée aux capacités et caractéristiques des photocopieurs concurrentes.

Ces efforts de benchmarking ont été partiellement couronnés de succès, des succès tels que la concurrence s’est également mise à intégrer le benchmarking parmi leurs démarches d’amélioration de la performance.

 

Aujourd’hui, 1/3 des entreprises américaines pratiquent le benchmarking.

En somme, cette méthode a d’abord été utilisée afin de comparer les coûts de production par rapport à la concurrence d’un même secteur.

Aujourd’hui, elle sert principalement à améliorer de manière continue la performance de son activité, et ce qu’importe le secteur d’activité.

Ainsi, pas besoin d’être une multinationale comme Xerox pour utiliser le benchmarking.

 

Vous voulez vous auto-évaluer ?

Améliorer votre performance ?

Passer au stade supérieur ?

Cet outil ne pourra que vous aider.

 

            Ce qui fera la différence, c’est votre utilisation du benchmarking 

 

Quels sont les intérêts du benchmarking ?

Appliqué à la vie professionnelle, ce concept revient donc à comparer une offre, un produit, une fonction, un process, etc à ce qui se fait de mieux sur le marché, afin d’avoir un avantage concurrentiel.

 

Il permet ainsi d’avoir toujours un œil sur monde extérieur et de s’y comparer.

la stratégie du benchmarking pour les entrepreneurs

Ce visage vous dit-il quelque chose ?         

 

Plus de 2000 ans le sépare de notre époque, et pourtant, il est en lien avec le sujet de cet article.

Il s’agit de la figure de Sun Tzu, un général chinois du VIe siècle avant Jésus-Christ, qui est surtout célèbre pour avoir écrit l’ouvrage de stratégie militaire le plus ancien connu : L’Art de la Guerre.

Cet ouvrage, en avance sur son temps, s’applique à tous les aspects de la vie.

 

 Il est très utile pour améliorer les compétences entrepreneuriales, commerciales et de leadership, et permet ainsi de mieux comprendre les bénéfices du benchmarking.

Ce livre, Sun Tzu l’a écrit en s’inspirant de ses expériences dans l’entraînement des armées et le commandement des troupes. Il comporte 13 chapitres qui portent sur les stratégies militaires chinoises.

L’objectif principal de son livre est d’expliquer que le but de la guerre est de contraindre l’ennemi à abandonner la lutte,

 

Non pas à travers la violence et la bataille, qui engendrent des pertes humaines et matérielles,

Mais plutôt de manière intelligente, en utilisant des tactiques psychologiques, comme la ruse, l’espionnage, la capacité à s’adapter à la stratégie adverse, etc.

C’est un véritable stratège pacifiste, une façon de gagner sans combattre. Une guerre est d’abord une affaire de psychologie.

 

 

C’est de là que vient la citation :

 

« Connais ton ennemi et connais-toi toi-même ; eussiez-vous cent guerres à soutenir, cent fois vous serez victorieux. »

 

Grosso modo, il ne faut pas hésiter à apprendre des autres, dès lors qu’on sait que l’on a du retard et que l’on souhaite progresser.

 

Appliqué à notre ère, le benchmarking possède plusieurs intérêts :

  • Il permet de voir plus loin que l’analyse interne et de répondre aux exigences réelles du marché, dans le but de satisfaire nos clients.
  • Il permet d’améliorer ses performances, par le biais d’objectifs efficaces et probants.
  • Il permet d’être davantage compétitif : le benchmarking permet en effet de comprendre la concurrence et les raisons de son succès (qualité, délai, coût…).
  • Il permet de manger ses concurrents tout cru.
  • Il permet de découvrir quelles sont les meilleures méthodes et pratiques sur le marché.
  • Il permet d’identifier ses forces et faiblesses afin de les améliorer.

 

Les différentes types de benchmarking

Le benchmarking est tout aussi efficace qu’il en existe plusieurs types :

 

 1. Le benchmarking interne

Ce benchmarking consiste à comparer vos opérations avec d’autres de vos opérations similaires. Les comparaisons restent donc internes.

L’avantage est qu’il est plus facile de collecter des informations confidentielles, puisque tout se passe au sein de votre organisation.

L’inconvénient est que cela ne débouchera pas sur une très grande amélioration des performances : 10% seulement.

 

 2. Le benchmarking concurrentiel 

Ce benchmarking consiste à se comparer aux meilleurs partenaires ou concurrents sur le marché. Elle concerne en général les activités visibles par les clients, comme les produits ou les services.

L’avantage qu’il est source d’améliorations intéressantes.

L’inconvénient est qu’il sera plus difficile de collecter des données auprès de vos concurrents, dans un souci de confidentialité. Il faut faire une analyse concurrentielle plus approfondie.

En général, l’analyse comparative concurrentiel vous permettra une amélioration de vos performances de 20%

 

 3. Le benchmarking fonctionnel 

Ce benchmarking consiste à comparer vos fonctions aux fonctions similaires d’entreprises non concurrentes, au sein d’un même secteur d’activité.

L’avantage est qu’une entreprise non concurrente aura plus de facilité à vous communiquer ses informations, mêmes confidentielles, ce qui vous permettra d’obtenir par exemple des techniques innovatrices.

L’inconvénient est que les processus doivent être absolument comparables entre eux.

Cette analyse comparative fonctionnel permettra une amélioration de vos performances de 35% minimum.

 

 4. Le benchmarking générique 

Ce benchmarking consiste à comparer ses pratiques, son fonctionnement, ses méthodes de travail, avec ceux d’une entreprise d’un secteur complètement différent.

Les avantages sont que là aussi le partage d’informations se fera plus facilement, et le partage d’idées innovantes également.

L’inconvénient est qu’au vu de la différence de secteur, il sera plus difficile d’appliquer le fonctionnement, les méthodes de travail à son entreprise.

Cette analyse comparative générique permettra une amélioration de vos performances de 35% minimum également.

Ainsi, les deux types de benchmarking les plus efficaces sont le fonctionnel et le générique.

 

Comment mettre en place cette méthode comparative ?

Convaincu par l’efficacité du benchmarking ? Il ne vous reste qu’à la mettre en pratique.

Mais comment ?

La mise en œuvre de cette analyse comparative se fait en plusieurs grandes étapes :

 

1. La phase de préparation de l’étude

C’est la phase la plus importante. Toute erreur à ce stade-là du processus aura des conséquences sur le reste des phases.

Il faut donc la réaliser avec attention et prendre son temps.

 

Premièrement, vous devez commencer par identifier ce que vous voulez mettre sous action. Cela peut être une offre, un produit, un service, un processus… Le benchmarking peut toucher tous les éléments d’une entreprise : stratégie, commercial, marketing, financier…

 

En général, ce sera un élément connaissant un dysfonctionnement ou dont les résultats doivent être améliorés.

 

Deuxièmement, vous devez identifier l’entreprise à qui vous souhaitez vous comparer. Pour plus d’efficacité, il vaut mieux en sélectionner plusieurs.

Il est important de s’assurer que les informations des entreprises sélectionnées soient faciles d’accès et détaillées, afin d’éviter une perte de temps.

 

Troisièmement, vous devez mettre en place un de plan de collecte de données.

Une fois les entreprises identifiées, vous devez passer à l’action et élaborer votre processus de recherche d’informations.

Vous pouvez collecter des données sur l’entreprise en y effectuant directement une visite si elle vous le permet, ou par exemple par le biais des moteurs de recherche.

Les recherches doivent aboutir à des informations qualitatives. En effet, le benchmarking s’effectue à partir de données chiffrées.

Plusieurs questions peuvent vous aider dans votre recherche :

 

« Quels sont les axes qui nécessitent le plus d’améliorations ? »

« Quels bénéfices puis-je en tirer si j’améliore cet axe ? »

« Quels sont les facteurs clés de succès du partenaire auquel je me compare ? »

« Quelles sont mes différences avec ce partenaire ? »

« Est-ce que je possède des ressources similaires et nécessaires pour m’améliorer ? »

 

2. La phase d’analyse

Cette phase consiste à analyser les informations et données collectées durant la première phase.

 

Premièrement, vous devez vous comparer aux informations obtenues.

En effet, analysez les résultats du concurrent ou du partenaire choisi et comparez-les avec votre propre performance : quels sont les écarts de performance ? Qu’est-ce qui explique que mon partenaire a de meilleures performances que moi ?

 

Deuxièmement, fixez-vous des objectifs à atteindre.

Maintenant que vous avez effectué en détail la comparaison des résultats, vous devez cibler des seuils de performance à atteindre. Votre but est de surclasser votre partenaire.

 

3. La phase d’intégration des résultats

Cette phase fait le lien entre les deux phases précédentes et la phase d’action.

Vous devez partager les résultats de l’analyse comparative.

Ce conseil s’applique aux entreprises. Si vous êtes un manager, vous devez présenter votre analyse au reste de l’entreprise qui n’a pas participé au processus.

Vous devez ainsi leur expliquer en détail un résumé des résultats obtenus, des comparaisons effectuées, des conclusions tirées et des objectifs à atteindre.

Pour le bien-être de l’entreprise, il est en effet important que tout le monde soit d’accord sur les objectifs fixés.

 

4. La phase d’action

Une fois les trois phases terminées, la phase suivante est logique : vous devez mettre en action votre plan.

 

Premièrement, vous devez établir un plan d’action détaillé, contenant tous les éléments importants. Pour établir ces éléments importants, utilisez la méthode du QQOQCCP.

 

Qu’est-ce que c’est que ce truc ?

 

La méthode du QQOQCCP est en réalité très simple et efficace ! Elle permet de faire le diagnostic d’un problème de manière précise, en se posant plusieurs questions :

 

« qui, quoi, où, quand, comment, combien, pourquoi ? »

 

              – le « qui » doit permettre de faire le tour de l’ensemble des personnes concernées.

              – le « quoi » renvoie à la raison qui vous pousse à mettre en place le plan d’action.

              – le «  » renvoie au lieu précis concerné par le problème soulevé.

              – le « quand » indique une période ou une date limite.

              – le « comment » renvoie à la manière dont les faits se réalisent.

              – le « combien » est optionnel, et permet de quantifier l’objet du problème. 

              – le « pourquoi » renvoie à la description des raisons, des causes, des objectifs

 

Deuxièmement, vous devez naturellement mettre à exécution ce plan.

Après avoir passé tout ce temps à détailler votre plan, vous ne devez avoir qu’une envie : le mettre en place !

 

5. Améliorez-vous de manière continue

Pour que votre analyse comparative soit efficace, améliorez-vous continuellement. Rassurez-vous que vos objectifs soient toujours atteints, planifiez de nouveaux projets, explorez de nouveaux axes d’amélioration.

parangon et benchmarking pour performer

 

Winston Churchill disait en effet :

 

« pour s’améliorer, il faut changer. Donc, pour être parfait, il faut avoir changé souvent. »

 

Ainsi, ne vous reposez pas sur vos lauriers et cherchez continuellement à vous perfectionner!

 

Conclusion

L’un des plus gros avantages du benchmarking est l’amélioration fulgurante que l’on peut faire simplement en apprenant du fonctionnement des autres.

Avec le benchmarking, fini le secret, vous aussi vous pourrez savoir de quelles manières votre concurrent a réussi son ascension, afin de réussir la vôtre également !

C’est un outil qui prend certes du temps, mais qui vous sera extrêmement profitable sur le long-terme.

Alors, à vous de jouer !

 

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