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La formule de storytelling la plus simple en 3 étapes pour raconter des histoires hypnotiques

 

Le navire a chaviré.

 

Ou

 

Ce magnifique chalutier noir luisant, avec de très belles tâches de rouille qui pourraient inspirer un somptueux tableau abstrait, moderne et contemporain s’enfonce dans le brouillard épais.

On ne voit pas au-delà de 2m99.

 

Il navigue à l’aveugle.

Il fait nuit.

 

Le froid glacial brûle la peau.

 

À son bord, le capitaine, son matelot, son cousin et son chien.

 

Les vagues sont de plus en plus hautes.

 

Le capitaine entend un premier bruit.

C’est un choc assourdissant créé par l’impact de l’avant du bateau contre un gigantesque bloc de glace.

 

L’équipage a été déséquilibré. Le capitaine a du mal à gérer le volant, la barre du navire.

 

La peur, l’angoisse et le stress se dessine sur les visages.

 

6 min plus tard, le matelot sort de la cale en gesticulant (ses bras s’agitent comme des essuie-glaces mal réglés qui essaient de faire face à une terrible averse… de sauterelles affamées) et en criant :

 – Mon capitaine ! Mon capitaine !

 

Le capitaine lui répond :

What’s going on ?

Qu’est-ce qui se passe ?

 

Le matelot, avec une voix fébrile, dit :

 – Il y a une fuite dans la cale.

 

Le capitaine s’apprête à répondre quand il entend crier son cousin :

 – Jean Bernard, Jean Bernard !

(oui, le capitaine s’appelle Jean Bernard)

 

Jean Bernard répond :

Qu’il y a-t-il donc mon cher cousin pour vous gloussiez ainsi ?

Quoiiiiiiiiiiiiiiiii  encore ?

 

Le cousin répond :

 – Je retrouve plus Titi.

(Titi c’est le perroquet, le chien !)

 

Le capitaine rétorque :

Pu… (il a utilisé le mot qui rime avec main, pain et sain…. puritain, bien sûr !), cherchez-le, tout de suite !

 

2 min plus tard, le matelot l’entend aboyer.

 

Le choc violent l’avait tout simplement projeté par-dessus bord.

 

La frayeur, l’angoisse et le stress sont à leur maximum.

 

Comment sauver Titi sans prendre de risques avant qu’il ne tombe en hypothermie ?

Et surtout comment le retrouver dans la pénombre de la nuit ?

 

Sachant que le temps est compté, les rafales de vent se transforment en bourrasques, l’eau commence à s’installer confortablement dans la cale et le matériel, en plus d’être limité, est très vieillot : la mission s’annonce (pratiquement) impossible !

 

Rappelons aussi qu’on n’est pas dans une piscine, un lac ou un fleuve mais bien dans la mer.

 

Le matelot descend en courant (ou plutôt, il saute les 4 marches) dans la cale et attrape la malle secrète pour se munir de la bouée de sauvetage (je me demande comment il va faire pour que le chien s’agrippe à la bouée : mais ça c’est une autre histoire) et de la lampe torche.

 

Le cousin se précipite à l’autre bout du bateau pour attraper le projecteur (une sorte de grosse lampe torche).

 

Les 2 compères cherchent Titi en agitant leurs outils dans toutes les directions.

 

Les minutes défilent, à vitesse grand V.

Les pulsations augmentent.

La peur les envahit de plus en plus.

 

On est déjà à 9 minutes.

Et toujours aucune trace de Titi.

 

Avec des vagues qui dépassent parfois les 5m90 c’est loin d’être facile.

 

Maintenant, on est à 14 minutes.

Et toujours aucune trace de Titi.

 

2 minutes plus tard, le capitaine crie.

Les 2 amis n’entendent rien : le cousin annonce au matelot qui va aller voir le capitaine pour savoir s’il a aperçu Titi.

 

Mauvaise nouvelle ce n’est pas Titi mais une énorme…

baleine qui menace d’affaiblir, encore plus, le navire si jamais elle rentre en collision avec l’embarcation.

 

Vu la taille de la bête, le capitaine transpire : il commence à voir sa vie défiler.

 

Le cousin retourne annoncer la nouvelle au matelot et surtout il retourne chercher Titi (il n’a pas conscience du danger de la baleine : il ne pense qu’à Titi).

 

Cela fait maintenant plus de 17 minutes que Titi est porté disparu dans cette mer agitée.

Le capitaine se bat avec le volant, la barre pour éviter, à tout prix, la baleine.

Malgré tous ses efforts, la baleine s’est sentie menacée, elle a eu peur : du coup, elle a donné un grand coup de queue pour se protéger.

 

La cale n’a pas résisté.

 

Cela fait 29 minutes, maintenant, qu’on n’entend plus les aboiements de Titi.

 

Le navire a chaviré.

(Les 3 membres de l’équipage, munis de leur gilet de sauvetage, ont réussi à rejoindre, in extremis, le radeau de sauvetage.)

 

Le sujet du jour concerne

les baleines,

les chalutiers,

le storytelling.

 

 

Comment faire un storytelling simple, efficace et percutant

Tout le monde raconte une histoire ou a raconté au moins une (en fait, plein puisqu’on a tous été enfant, à une époque, pas vrai ?) histoire ou est amené à en raconter une (à minima, son histoire personnelle) n’est-ce pas ?

 

En tant qu’être humain, on est câblé pour raconter des histoires et surtout pour écouter, voir, vivre… (et se rappeler) des histoires.

 

On se raconte des histoires depuis la nuit des temps.

 

En général, quand quelqu’un met « histoire » et « nuit des temps » dans la même phrase, il enchaîne ou nous renvoie vers… les barbecues, les marshmallow et les feux de camp.

 

On veut qu’on imagine un…

 

Imaginez une forêt (oui, c’est plus sympa d’avoir un feu de camp dans une forêt que dans un terrain de pétanque) ou plutôt une clairière au centre d’une magnifique zone boisée.

 

De préférence entourée de vieux arbres centenaires voire millénaires avec une cime qui dépasse les 109 mètres.

 

De nuit.

 

Avec un ciel dégagé, des étoiles qui brillent (et qui forment la constellation de la chevelure de Bérénice : oui, elle existe ! 😉) et une pleine lune.

 

Au milieu de cette clairière, un gigantesque cercle de pierres entoure une structure pyramidale composée de bois mort, bûches, herbes sèches et restes de…

 

Les senteurs boisées du feu qui crépite mélangées aux odeurs de la pluie fraîche et douce permettent de voyager rien qu’avec son nez.

 

Autour de ce feu lumineux qui fait office de lampe, chauffage, four et système d’alarme anti-animaux sauvages, une joyeuse bande de copains :

 

des scouts,

des Indiens d’Amériques,

des trapézistes déguisés en père noël

des hommes (et des femmes) préhistoriques…

(souvent c’est l’exemple des hommes préhistoriques qui revient, pas vrai ?)

 

3 d’entre eux ont les mains sur le feu pour se réchauffer, 4 d’entre eux se frottent les mains de manière rapide et énergique, 2 d’entre eux préparent le dîner (en fait, ils enfoncent simplement les gigots dans le pic : en fait la grosse branche qui fait office de tourne broche), 1 autre caresse langoureusement la très douce queue de son écureuil de compagnie qui lui-même se caresse…

 

les oreilles 😉.

 

Par contre, tout le monde a les yeux (et les oreilles) rivés vers celui qui est en train de raconter sa journée….

 

Notamment sa rencontre avec Pierre… le sanglier…

 

C’est le fameux conteur ou storyteller chargé d’animer les veillés.

 

(Bref, je reviendrai sur l’histoire de Pierre, un autre jour 😉.)

 

Du coup, vous comprenez l’importance, l’impact et la puissance du storytelling : et notamment, si vous êtes coach, consultant, formateur, thérapeute, entrepreneur, auteur…

 

 

Pourquoi les histoires sont si puissantes ?

Un de mes mentors américains a dit (probablement un de ses mentors américains qui le lui a dit) :

 

Stories create emotions.

And emotions sell.

 

Pour les bilingues, je traduis :

 

les histoires créent des émotions et les émotions vendent.

 

Vendre dans le sens que ça permet de faire passer à l’action en persuadant.

 

Une personne en entretien d’embauche… ne vend pas de produit ou de services à proprement parlé mais doit « se vendre »… vendre des compétences, son talent, sa motivation, sa valeur… : elle cherche à persuader son interlocuteur de la qualité de son offre.

 

En un mot : inspirer.

 

 

Les 3 étapes d’une bonne histoire 

Qu’est-ce qu’une bonne histoire ?

Qu’est-ce qu’un bon storytelling ?

 

À vrai dire, pour moi, il existe au moins une bonne dizaine voire une bonne centaine de réponses pertinentes.

 

L’une des définitions à garder en tête est, pour moi, celle de la logique.

Je veux dire qu’une histoire doit être logique.

 

Pour illustrer mon propos, le mieux c’est de reprendre une de mes citations préférées :

 

« Chaque bonne histoire a un début, un milieu et une fin ».

 

Certains l’attribuent à Tim Burton, d’autres à Jean Luc Godard, d’autres à Aristote, d’autres à Mimisiku.

 

Rappelez-vous de votre dernier film, livre (de fiction)… préféré !

 

Rappelez-vous de l’histoire !

Est-elle logique ?

Le début est-il intéressant, captivant, clair…. ?

Le milieu est-il dynamique, en lien avec le début, passionnant… ?

La fin est-elle surprenante, percutante, logique… ?

 

Maintenant,

combien de films, livres, histoires… que vous avez lus, entendus… (voire peut-être racontés) n’avaient ni queue ni tête ?

Gardez bien en tête qu’une bonne histoire a besoin d’un début, d’un milieu et d’une fin !

Pas vrai ?

 

Ça a l’air tellement évident et pourtant le nombre de personnes (et notamment des auteurs, coachs, consultants, thérapeutes, formateurs…) qui oublient ce principe fondamental est juste affolant (et je ne parle que de ceux que j’ai rencontrés. Si on les combine avec ceux que vous avez rencontrés et tous les autres qui sont, complètement à côté de la plaque : ça fait un très grand nombre).

 

 

Les 3 piliers du storytelling : la méthode des 3 C

Ces 3 piliers vous permettent de ne pas être à côté de la plaque, d’avoir de solides fondations en vous assurant d’avoir une structure efficace.

 

1. Contexte 

Ce premier pilier permet d’introduire, de présenter, de planter le décor…

Et notamment l’élément essentiel, nécessaire, indispensable : le personnage (ou les personnages).

Le lecteur ou l’auditeur ou le spectateur… aime, voire a besoin, de se rattacher (ou de s’identifier ou de découvrir ou…) à un personnage.

 

L’intrigue s’installe en intégrant et en gravitant autour du ou des personnage(s).

 

Le fameux concept du « il était une fois… ».

 

L’une des bonnes manières (utilisée par les plus grands scénaristes) pour structurer son travail concernant le contexte c’est de s’appuyer sur ce formidable outil simple, mnémotechnique et surtout extrêmement redoutable : le QQOQCP.

 

Derrière cet acronyme « barbare » se cache 5 questions qu’il peut être très intéressant de garder en tête (5 questions qui ont de grandes chances de jaillir, à un moment donné, dans la tête du lecteur, de l’auditeur, du spectateur…) :

  • Qui ?
  • Quoi ?
  • Où ?
  • Quand ?
  • Comment ?
  • Pourquoi ?

 

Sans oublier d’injecter des émotions.

 

 

2. Conflit

Ce deuxième pilier met en avant le challenge.

 

Sans conflit, challenge, défi… il n’y a, tout simplement, pas d’histoires.

 

En tant qu’êtres humains, nous sommes câblés pour apprécier les histoires avec conflit.

Je ne vais pas vous ressortir les fameux dictons ou proverbes ou citations sur l’effort, les défis… et la victoire qui est plus belle.

 

Vous voyez auxquels je fais référence ?

 

En voici un que je déteste :  certes, on a perdu une bataille mais pas la guerre !

 

Le conflit permet de donner du rythme, du relief, de surprendre… et surtout de réveiller des émotions, idéalement fortes, chez l’audience.

Le conflit permet de connecter (j’allais dire : les cœurs…) et de résonner de manière profonde.

 

L’une des meilleures preuves pour moi c’est :

 

les personnes qui pleurent de tristesse en sortant du cinéma après avoir visionné une FICTION.

 

La plupart d’entre eux ont bien conscience que c’est une fiction mais les émotions sont trop fortes.

 

Conflit ne veut pas forcément dire drame. On peut le remplacer par tension.

Il doit y avoir de la tension dans l’histoire.

 

Concrètement, cela peut se traduire, par exemple, par une quête, une prise de risque, un problème (ou un enchaînement de problèmes), une perte, un objectif…

 

Rappelez-vous de vos films préférés ?

 

Ce pilier nous montre l’évolution du contexte et surtout du personnage.

 

L’évolution à travers le cheminement, les actions… mais aussi l’évolution émotionnelle.

 

Nous devons et voulons vivre l’expérience, le voyage, le périple, l’épopée (physique, mentale et émotionnelle) du protagoniste (ou des protagonistes).

 

3. Conclusion

Ce troisième pilier c’est le dénouement, la résolution.

 

Après le conflit, la tension… l’audience veut connaître la suite disons la manière dont ça se termine (car il faut bien terminer : certains oublient de terminer).

 

Qu’est-ce qui a changé pour le personnage ?

A-t-il atteint son objectif ?

 

Souvent c’est une « happy end » (fin heureuse, le fameux concept du : ils se marièrent et eurent beaucoup d’enfants.) mais ce n’est pas obligatoire (on peut également créer une ouverture).

 

 

Que pensez-vous de la méthode des 3C ?

 

Je termine cet article avec quelques rappels :

  • le storytelling ou l’art de raconter des histoires captivantes est ultra puissant pour de multiples raisons
  • l’une des raisons centrales : sa capacité à créer des émotions qui mènent vers l’action
  • le storytelling s’applique également dans le business, le coaching, le consulting, la thérapie…
  • les 3 piliers d’une histoire captivante sont les 3C : contexte, conflit, conclusion

 

Et avec un exercice pratique, voici la consigne : visionnez cette vidéo (vous connaissez peut-être déjà, cette histoire ;-)) et identifiez les 3C :

 

 

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Ps : si vous vous posez la question, les 3 membres de l’équipage ne retrouveront pas Titi, cette nuit.

Ils sont effondrés, dépités et terriblement traumatisés.

 

Cette immense douleur va durer 3 jours.

 

Le 4ème jour, un autre capitaine vient toquer à la porte de Jean Bernard.

 

Il ouvre et là…

 

C’est la délivrance…

Titi est vivant !

 

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