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Le test du bonbon à la guimauve (alias le marshmallow)

En 1972, Walter Mischel, un grand psychologue de l’Université de Stanford décide de mener une expérimentation

avec des enfants,

des enfants de 6 ans :

 

le test du marshmallow (ou le test de la guimauve).

 

Le concept est simple,

il leur offre un marshmallow (une guimauve) avec l’instruction suivante :

 

« je reviens dans 15 min, et, si tu ne le manges pas d’ici mon retour, je t’en offre un 2ème. »

 

 

En fait, l’enfant a le choix entre 2 options :

 

  • manger le chamallow tout de suite

ou

  • patienter 15 min et doubler son gain

 

 

Il s’éclipse pendant ces quelques minutes (sachant que l’enfant n’a aucune autre distraction à sa disposition) pour observer leur réaction.

 

 

À votre avis, quel est le comportement de la plupart des enfants ?

 

 

Eh bien, la plupart des enfants,

patientent

avalent le marshmallow avant la fin des 15 minutes.

 

 

Vous avez mangé des guimauves quand vous étiez petit ?

 

Probablement.

 

Ça vous rappelle des souvenirs ?

(peut-être vous avez même essayé de les griller sur un feu comme dans les films américains ?)

 

Bref, les enfants aiment, en général, les marshmallows ce qui rend l’attente insupportable.

 

 

À quoi sert ce test, me direz-vous ?

Et pourquoi, je vous en parle ?

 

Comme vous l’avez peut-être imaginé, il a permis de mesurer et de mieux comprendre l’impact de la gratification différée.

En d’autres termes, la capacité à opter pour la stratégie du long terme.

 

 

Pourquoi s’intéresser à la gratification différée ?

Comme c’est le cas pour la plupart des entrepreneurs, coachs, formateurs, thérapeutes, consultants…, ils succombent ou disons ils préfèrent, bien souvent, la gratification immédiate par rapport à la gratification différée. D’ailleurs, je vous invite à (re)lire mon article sur le syndrome de l’objet brillant pour creuser la question et avoir 2 stratégies puissantes (si vous les appliquez) pour vous en débarrasser :

 

Le désert, l’assoiffé et l’oasis : le syndrome de l’objet brillant

 

 

Bien évidemment, c’est plus intéressant de s’affaler dans le canapé en grignotant devant une superbe série américaine (ou un bon film) riche en émotions que de bosser sur son projet, surtout quand on est fatigué, n’est-ce pas ?

Ce n’est peut-être pas (toujours) le cas pour vous !

 

Un des exemples flagrants (notamment chez les entrepreneurs qui sont « mauvais gestionnaires ») : leur capacité à dépenser le chiffre d’affaires (certains entrepreneurs même avancés ont tendance à oublier et même à confondre chiffre d’affaires et salaire) plus vite que leur ombre.

 

Autre exemple : le temps perdu sur les réseaux sociaux à consommer du contenu plutôt qu’à être productif.

On est tous, à un moment donné, victime, n’est-ce pas ?

Les réseaux sociaux sont de véritables aspirateurs de « temps ».

 

 

Ange froid et démon chaud

Pour illustrer le concept de gratification, Walter met en avant dans son livre « Le test du Marshmallow » aux éditions JC Lattès, l’opposition de 2 systèmes quand l’enfant cherche à résister à la tentation de la guimauve (qui lui fait un clin d’œil et qui semble lui dire « mange-moi, vas-y, mange-moi ! ».

 

Le système chaud qui agit sur le côté impulsif et émotionnel face au système froid qui s’appuie sur le côté logique et rationnel.

Je vous renvoie d’ailleurs vers mon article suivant :

 

Le loup et le stylo,

 

pour avoir un parfait exemple de la puissance des émotions (et du système chaud).

 

On peut aisément imaginer le dialogue interne qui (nous) tiraille (parfois) les enfants (représenté dans les films par l’ange et le démon au-dessus des épaules).

D’ailleurs, le bon exemple de ce tiraillement c’est le moment où certains se saisissent du marshmallow pour le sentir, le lécher ou le goûter et qui s’empressent de le reposer.

 

 

La gratification immédiate

L’Université de Pennsylvanie a reconduit l’expérience sur 1000 enfants pendant plus de 30 ans depuis la naissance jusqu’à l’âge de 32 ans afin d’analyser le parcours de vie.

Ils se sont rendu compte que les enfants qui n’avaient pas mangé le marshmallow réussissaient 2 à 3 fois plus sur le plan social, professionnel et dans le domaine de la santé que les autres.

 

 

En bref, ils ont tiré la conclusion suivante :

 

le test du marshmallow (et non du mashallow ou de la mâche à l’eau  ou de la marche à l’eau comme certains le prononcent) est un prédicteur de réussite.

 

Ils sont même allés jusqu’à dire que le test de la guimauve était plus intéressant que le test du QI pour déterminer le succès d’une personne.

En d’autres termes, quitte à choisir entre l’intelligence et la patience : il faut mieux choisir la patience.

 

Pour moi, c’est plus complexe, que ça, parce qu’il y a d’autres paramètres qui rentrent en compte comme l’environnement, l’éducation parental, le cursus scolaire, le pays, la ville…. et bien d’autres éléments.

 

Par contre, je suis convaincu de la puissance de la gratification (ou récompense) différée quand on résiste à la gratification immédiate notamment grâce à la puissance de l’effet cumulé.

Vous avez forcément, vous-même, des exemples, des histoires et des situations que vous avez expérimentées, n’est-ce pas ?

 

Combien d’entrepreneurs, coachs, consultants, thérapeutes, conférenciers… commencent et ne vont pas au bout (ou abandonnent trop vite) ?

 

Ils abandonnent, bien souvent, parce qu’ils ne voient pas de gratification immédiate.

Pour trouver une solution, il faut connaître son problème (prendre conscience de son ennemi).

 

En tout cas, je suis sûr d’une chose (que mes parents et plus tard mes profs et plus tard mes mentors m’ont apprise) :

 

le travail casse toutes les barrières.

 

Si vous bossez (intelligemment) alors vous n’avez pas besoin d’être un génie pour réussir.

 

 

La gratification différée synonyme de bonheur ?

Certains comportementalistes sont convaincus que le test du marshmallow permet de définir le niveau de volonté des enfants et par conséquent le niveau de bonheur de ces futurs adultes.

En effet, la gratification future permet de développer la patience, l’endurance, de se projeter et de nourrir la visualisation.

 

 

En définitive,

Test ou pas test, marshmallow ou pas marshmallow : le fait de prendre conscience (ou de rappeler régulièrement) de l’existence de ces 2 systèmes permet d’augmenter sa volonté, sa discipline et son « self control » (la maîtrise de soi).

Quelle que soit votre sensibilité vis-à-vis de la gratification vous pouvez toujours (et vous avez tout intérêt à) la développer pour maximiser (vos chances d’atteindre) votre réussite.

 

Et vous, vous préférez, globalement, le présent ou le futur ?

 

Allez pour le plaisir, on termine sur cette vidéo qui met en scène le test (la réaction des enfants est à la fois mignonne, attendrissante, drôle et instructive) :

 

 

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